8 mars, journée de luttes!

8 mars, journée de luttes!

Le 8 mars est une journée de luttes, luttes pour l’égalité femme/homme, luttes pour l’égalité salariale,  contre les violences faites aux femmes,  contre les féminicides, contre la société patriarcale ! 

8 mars, journée de luttes!

Je n'ai jamais réussi à définir le féminisme. Tout ce que je sais, c'est que les gens me traitent de féministe chaque fois que mon comportement ne permet plus de me confondre avec un paillasson

Rébecca west

Le 8 mars est une journée de luttes, luttes pour l’égalité femme/homme, luttes pour l’égalité salariale,  contre les violences faites aux femmes,  contre les féminicides, contre la société patriarcale ! 

Les révélations en série d’affaires de violences, d’inceste, de viols, ont libéré la parole et sensibilisé les consciences. Maintenant il faut agir ! 

La question centrale, c’est celle de l’égalité. Elle doit s’exprimer à tous les niveaux dans la vie professionnelle, familiale mais aussi dans nos lieux collectifs. L’égalité salariale est encore à conquérir et les années à venir seront celles de l’action concrète.

Pour tenter de rétablir un certain équilibre professionnel, des politiques de quota ont été timidement mises en place dans l’accès à certaines fonctions. Ces rééquilibrages sont sensibles car ils peuvent aussi créer d’autres formes d’injustices, mais ils sont utiles pour accompagner le changement de façon transitoire, briser les autocensures et les domaines réservés. 

Le congé parental, un enjeu majeur ! 

Une étape majeure reste à venir, c’est celle de l’accueil de l’enfant et de l'égalité dans le congé parental. Alors que ce dernier est pris à plus de 90 % par les mères, comment imaginer que l’arrivée d’un enfant dans une famille puisse ne pas avoir un impact sur la représentation qu’un·e employeur·se peut avoir de l’employabilité́ d’une femme dans le milieu professionnel ? 

Le faible niveau de rémunération de ces congés en France oriente de façon évidente la demande du congé en direction du parent le moins rémunéré dans le couple, encore trop souvent la femme. 

On oublie que cette situation prive aussi les hommes de la possibilité d’être acteurs à part entière de cette première période de construction du groupe familial. La France a depuis deux ans freiné les tentatives européennes d’amélioration de cette situation, le gouvernement Macron s’y étant opposé avec force en invoquant le coût du projet et le refus de laisser l’Europe faire de l’ingérence sur les sujets d’égalité. 

D’autres pays comme l’Espagne par exemple ont su se saisir de ce sujet en adoptant en 2018 à l’unanimité un texte passant le congé paternité à 8 semaines dont 2 à la naissance, puis à 16 semaines en 2021, soit une durée identique à celle du congé maternité. 

Égalité aussi dans l’accès à l’espace public et les lieux collectifs ! A l’échelle locale il faut agir pour toucher le quotidien de chacun·e en développant par exemple la pratique du sport féminin dans l’attribution aux clubs de sport. 

Changer les comportements, c’est agir le plus tôt possible, pour les enfants, leurs familles, leur entourage. 

Que les filles jouent au foot, mais aussi que les terrains de jeux collectifs ne couvrent pas toute la cour, que chacun·e puisse se construire loin des clichés qui enferment. Parce que des filles aiment jouer au foot et qu’il faut les y encourager, nous devons poser la question des cours de récréation dégenrées.

Penser l’égalité dans l’espace public 

Croire que les lieux publics sont des lieux politiquement neutres est une illusion. Ils ont été pensés par des hommes et conçus dans des schémas de patriarcat. 

Toutes les études montrent par exemple que le sentiment d’insécurité culmine chez les femmes qui se déplacent à pied la nuit en ville. Travailler sur l’éclairage public, sur les parcours, sur ce que l’œil peut voir, suffit parfois à dissiper un sentiment diffus qui rend mal à l’aise. Puisque l’espace public doit être accueillant, chacun·e doit s’y sentir bien. Développons des aménagements pour les enfants (des toboggans mais pas uniquement !), pour nos aîné·es, qui ont besoin de bancs adaptés, pour les parents avec poussettes, etc. 

La ville pour tou·tes se voit aussi dans la rue et dans les jardins. La diversité des figures emblématiques mises en avant joue là aussi un rôle clé. Là où seuls 3 % des rues portaient des noms de femmes, nous devons renommer  les nouvelles rues et les nouveaux équipements ! 

L’époque qui vient est essentielle car comme le disait Simone de Beauvoir “N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie” 

Si vous voulez construire une autre voie pour 2022, vraiment écologiste et humaniste, rejoignez Une Certaine Idée de Demain !