Actualités

  • Grandpuits : « Il y a une clairvoyance du monde ouvrier sur le rapport à l’emploi et à l’avenir

    Le 25 mars, nous avons rencontré Adrien Cornet, raffineur à Grandpuits et syndicaliste CGT. Avec Eric Piolle, nous suivions depuis un moment leur lutte pour défendre leurs emplois. Des écologistes pour défendre des raffineurs ? Des raffineurs et des écologistes main dans la main contre un plan de « transformation verte » de l’usine ? À première vue c’est surprenant, mais cela devient bien plus clair dès qu’on s’y intéresse d’un peu plus près.

  • Une certaine idée de « c’est à vous »

    Le 31 mars, quelques minutes avant les annonces d’Emmanuel Macron concernant la lutte contre la propagation du virus, Éric Piolle était l’invité de l’émission C’est à vous pour donner son analyse de la situation politique, sociale et sanitaire.

  • Comment sera la Loire dans 30ans ?

    Quelles sont les impacts du dérèglement climatique de l’activité humaine sur la qualité des eaux du fleuve le plus long de France

  • Une certaine idée de la Marche pour le Climat

    Marcher pour le climat, c’est marcher pour protéger notre avenir et pour préserver des futurs durables.

  • Une certaine idée de la Zad du Carnet

    Mardi 23 mars la Zone à Défendre du Carnet s’est faite expulser après 7 mois à protéger le vivant. Les activistes écologistes s’interposaient entre un écosystème d’une grande richesse et un projet de zone industrielle d’un autre temps.

  • Article - Santé environnementale

    Préserver la santé, prendre soin de l’environnement : pour une santé en commun

     

  • Pandémie mondiale : l’accès universel au vaccin à l’épreuve du droit des brevets

    Le régime de propriété intellectuelle défini par l’ADPIC de l’OMC donne à l’industrie pharmaceutique le monopole de la production et de la commercialisation des traitements nécessaires pour endiguer durablement la pandémie… à des prix insoutenables pour les pays du Sud. 

  • Une certaine idée de la Normandie, retour de presse

    Eric Piolle et les équipes d’Une certaine idée de demain étaient présents en Normandie pour soutenir Laetitia Sanchez et les écologistes pour la campagne des régionales.

  • La Commune, un idéal à conjuguer au présent


    « On l'a tuée à coups d'chassepots,/ À coups de mitrailleuses,
    Et roulée avec son drapeau/Dans la terre argileuse !
    Et la tourbe des bourreaux gras/ Se croyait la plus forte.
    Tout ça n'empêche pas, Nicolas,/ Qu'la Commune n'est pas morte ! »
    Eugène Pottier 
    Elle n’est pas morte

    Le 18 mars nous nous apprêtons à commémorer le début de la commune de 1871. 

    En quoi cet événement de la fin du XIXème siècle continue de résonner aujourd’hui ? 

    Pourquoi la commune est encore un « objet chaud » qui intéresse au-delà du cercle des spécialistes et des historiens ? 

    La Commune participe d’abord de l’imaginaire collectif de la gauche. Dernière révolution du XIXème siècle, elle reste une expérience démocratique avant-gardiste pleine de leçons pour le temps présent. 

    Elle est aussi un moment transitoire entre l’Empire et la République qui peut aujourd’hui encore être source d’inspiration à plusieurs titres. 

    Modernité de La Commune ! 

    Parmi les propositions généreuses qu’elle élabore, certaines ont une étonnante modernité : décret sur le report des loyers, interdiction du travail de nuit, gratuité de l’enseignement et des fournitures, décentralisation, démocratie participative, émancipation des femmes, gestion collective, coopératives ouvrières, associations… 

    La Commune fait de Paris un laboratoire de la transformation sociétale et politique. Elle crée une grammaire encore actuelle.

    La Commune parle une langue vivante car elle inaugure l’idée d’une République démocratique et sociale. Démocratique parce que chacun doit pouvoir participer à la désignation et à la délibération, mais également sociale parce qu’elle porte l’exigence d’une réflexion sur le travail et son organisation comme le montre la présence du « Communard étranger » Léon Franquel qui posera de manière radicale la question du salariat. 

    Les évènements récents des Gilets jaunes avec occupation des ronds-points, délibérations collectives et décentralisation a de nombreuses similitudes avec ce printemps 1871. 

    Le besoin d’être partie prenante de la décision commune, la volonté de reposer le cadre du travail, l’envie de secouer la société, voilà autant de dynamiques communardes qui traversent notre société du début du XXIème siècle. La Commune, c’est l’idée que le peuple n’est ni un enfant, ni un barbare mais le peuple souverain qui s’affranchit de la tutelle des rois, des patrons, ou des puissants. 

    C’est l’idée que le partage des biens et des décisions est l’essence de notre société.

    On peut aussi faire des parallèles entre Commune et les occupations actuelles de théâtres et de lieux de culture à Paris et ailleurs. Ce qui est posé dans ces nouvelles structures, c’est la lutte contre la fatalité et la défense sociale par l’auto-organisation. C’est une manière de mettre en place un nouveau modèle de société. 

    Les Communards, des écolos avant l’heure ? 

    On pourrait aussi dire que la Commune met en place une grammaire écologiste avant l’heure en posant la question de petites unités de production face au gigantisme de la Révolution industrielle. En pleine expansion industrielle et face à l’érection de dynasties capitalistes, les communards posent, déjà, les bases d’un monde nouveau. Ils prônent la gestion partagée des biens communs comme la terre, et appellent à l’autosuffisance régionale. 

    Alors que les forces industrielles versent dans le gigantisme et que le progrès moderne rime de plus en plus avec productivisme, les Parisiens se mobilisent pour un monde d’unités de production à taille humaine, décentralisées, régionales, attentives aux ressources. Un siècle avant que les écologistes ne préconisent les circuits courts, le géographe anarchiste Élisée Reclus écrit : « Actuellement, dans chaque pays, le chiffre des transactions commerciales est pris comme étalon de la prospérité. Le point de vue contraire serait plus logique : mieux le sol est utilisé par les habitants, moindre devient la nécessité de faire voyager les denrées ; plus intelligent est le travail de leurs usines, moindre devient l’échange des produits ». Voilà un programme que l’on pourrait suivre en 2021…

    La Commune, une décentralisation démocratique

    Si la Commune nous intéresse aujourd’hui, c’est aussi parce qu’elle porte l’idée d’une décentralisation forte et démocratique qui rompt avec les logiques jacobines. La Commune renverse en ce sens la pyramide. 

    Elle instaure « une collectivité autonome au sein d’une fédération universelle des peuples [...] un des éléments, une des entités d’une fédération de communes qui devait se développer à l’échelle internationale « comme le note Ross Kristin, dans L’Imaginaire de la Commune. En ce sens elle peut servir aujourd’hui de grille de lecture à la mise en place d’un communalisme de proximité avec un maillage plus démocratique du territoire et une meilleure participation des citoyens aux affaires de la cité. 

    « Comme un espoir mis en chantier/ Ils se levèrent pour la Commune » Jean Ferrat

    Les fusils des Versaillais ont massacré les communards et leur aventure s’est terminée lors de la semaine sanglante dans le cimetière du Père Lachaise ou pour les survivants dans les chaleurs étouffantes de la Nouvelle Calédonie où ils furent déportés. 

    Eugène Varlin, Charles Delescluzes, Louise Michel, Elisabeth Demetrieff, Nathalie Lemel, Gustave Courbet, voilà autant de noms parmi d’autres moins connus qui firent de la Commune une flamme qui brille aujourd’hui.

    Car l’histoire des révolutions se perpétue à travers le temps et aujourd’hui 150 après, nous devons renouer avec le fil de cette révolution perdue qui portait en germe plusieurs éléments forts de notre temps : décentralisation, république démocratique et sociale, place des femmes, écologie, économie de la sobriété. 

    A nous de les faire fleurir dans les mois et les années à venir. 

    « Bref, tout ça prouve aux combattants

    Qu'Marianne a la peau brune,

    Du chien dans l'ventre et qu'il est temps

    D'crier : « Vive la Commune ! »

    Et ça prouve à tous les Judas

    Qu'si ça marche de la sorte,

    Ils sentiront dans peu, nom de Dieu,

    Qu'la Commune n'est pas morte ! »

     

    Eugène Pottier

  • 8 mars, journée de luttes!

    Le 8 mars est une journée de luttes, luttes pour l’égalité femme/homme, luttes pour l’égalité salariale,  contre les violences faites aux femmes,  contre les féminicides, contre la société patriarcale !