Assurer l’égalité

Nous sommes inquiets parce que les valeurs portées  par notre République vacillent. La fraternité et l’égalité  souffrent. Quant à la liberté, depuis 2015, l’état d’urgence  permanent la rend vulnérable en faisant miroiter de fausses  promesses de sécurité.

Les préjugés, les discriminations et l’assignation, qu’ils soient sexistes, racistes ou visent les minorités comme les LGBTQI+ ou les personnes en situation de handicap, doivent être combattus, à l’école, dans les entreprises, les médias, et bien sûr au sein de l’État qui se doit d’être exemplaire. L’égalité est un des impératifs de notre action. Cet objectif doit conditionner la méthode et l’action dans tous les domaines. 

Faire avancer l’égalité femmes/hommes 

  • Un plan d’investissement d’un milliard d’euros annuel pour prévenir, détecter et sanctionner les violences sexuelles et sexistes et protéger les femmes exposées : éducation à l’école et formation des personnels d’encadrement de la jeunesse ; amélioration du parcours des femmes en danger  -accueil et orientation ; accompagnement socioéconomique,  éloignement des conjoints violents.  Au moins 500 millions d’euros dans le cadre de ce plan seront dédiés  à l’accompagnement de qualité, l’hébergement, la mise en sécurité des femmes victimes de violence 
  • Revaloriser l’ensemble des bas salaires d’au moins 10%, notamment au profit des métiers du lien (auxiliaire de vie, aide-soignantes, agent·es des services à domicile, petite enfance,…) de facto plutôt occupés par les femmes plus présente au bas de la hiérarchie salariale. Cette revalorisation sera également sociale (formation, retraite…) et visera une véritable égalité en termes de salaire, de progression, de carrière et de responsabilité. 
  • Le conditionnement des aides aux entreprises à l’égalité salariale stricte et le durcissement des sanctions.
  • Supprimer les mentions “Monsieur” et ‘Madame’ dans les documents administratifs
  • Le renforcement législatif en entreprise pour accompagner et protéger les femmes victimes de violence. 
  • La formation obligatoire de tous·tes les fonctionnaires, à commencer par la police nationale, le personnel soignant, les professionnel·le·s de la justice et les professeur·e·s, autant sur les questions d’égalité de genre que sur les violences spécifiques commises à l’encontre des femmes ; 
  • L’éga-conditionnalité des aides aux entreprises à l’égalité salariale stricte et le durcissement des sanctions en cas de non respect. 



Un plan national d'égalité et de lutte contre les discriminations :

 

Malgré l'arsenal législatif et juridique (la loi française reconnait aujourd'hui 18 critères de discrimination prohibés et invocables devant la justice : âge, sexe, origine, situation de famille, orientation sexuelle, mœurs…), les discriminations ne cessent de croître. Un plan national d'égalité et de lutte contre les discriminations, notamment dans les quartiers populaires s'impose.

 

Nous souhaitons renforcer le rôle du Défenseur des droits, en confirmant son indépendance, son autonomie et en créant un Observatoire des luttes contre les discriminations en renforçant les recherches dans ce domaine. Nous lancerons et financerons en lien avec les Collectivités des Plans ambitieux de lutte contre les discriminations. Nous ferons reconnaitre la discrimination territoriale.

 

Nous lancerons un plan de lutte contre les contrôles d'identité discriminatoires : il est nécessaire d'encadrer les pratiques, de sorte que tout contrôle soit basé sur des critères objectifs, et non sur des critères subjectifs, comme trop souvent le cas. Les solutions sont connues : expérimentation des récépissés de contrôle dans les villes s'étant proposées pour les mettre en place, instance d'échanges police / citoyens...



Refonder la légitimité de la police pour assurer la sécurité de tou·te·s les Français·e·s :  

  • Aucune des multiples lois pénales entrées en vigueur depuis l’an 2000 n’ont permis de faire baisser la délinquance. Si nous voulons espérer de meilleurs résultats et une efficacité accrue de notre système pénal, il est nécessaire de changer radicalement de paradigme. Afin de réduire considérablement la récidive et les infractions commises dont nos concitoyens sont les victimes, il est nécessaire de mettre l’accent sur la prévention de la délinquance et l’insertion des personnes condamnées.

 

  • Refonder la légitimité de la police et restaurer la confiance que les usagers lui accordent  en redéployant une police de proximité qui agit de manière concertée avec tous les acteurs locaux et privilégie la médiation, la prévention et la désescalade à l’usage premier de la force ; 
  • Nous autoriserons la saisine directe de l'Inspection générale de la police et de la gendarmerie nationales (IGPN et IGGN) par le défenseur des droits aux fins de réaliser des enquêtes administratives. Nous engagerons une large réforme du code de déontologie de la Police Nationale.
  • Faire du travail d’intérêt général la peine de référence pour les délits non violents. Cela permettra de faciliter l'insertion des personnes condamnées tout en diminuant les incarcérations et la dette pénitentiaire que finance les citoyens. Libérées de la surpopulation carcérale, nos prisons pourrons œuvrer à la formation et à l’insertion sociale et professionnelle des personnes détenues pour que leur peine soit véritablement utile pour la société.

Prévenir les infractions et notamment celles en lien avec la consommation de produits stupéfiants en développant des programmes de soins innovants pour sortir de l’addiction. Ces programmes seront financés par les économies résultant de la légalisation du cannabis et des recettes liées à la taxation de la vente de cette substance. 

-    Garantir l’efficacité de la justice en assurant des conditions de travail décentes pour le personnel judiciaire et pénitentiaire et les forces de l’ordre, en augmentant les moyens humains et matériel ;

- Lutter efficacement contre le terrorisme en renforçant nos capacités de renseignement

 

Pour une laïcité qui favorise l’apaisement et le vivre ensemble

 

 Au fondement de notre contrat républicain, la loi de 1905 garantit la liberté de conscience, d’expression aux croyants et aux non-croyants. Elle affirme qu’on ne peut ni imposer ni interdire l’exercice d’un culte, ne bannit de l’espace public ni la religion ni les signes religieux. 

 

L’esprit de cette loi est menacé de dévoiement par celles et ceux qui cherchent à interdire l’expression de leur croyance aux citoyens, notamment de confessions musulmanes. Face aux fondamentalismes qui émergent dans l’ensemble des croyances, il est nécessaire de conserver notre sang froid. Nous devons rester solides sur nos fondamentaux. 

 

Pour mieux combattre la menace que représente l’Islam politique quand il prétend que ses règles sont supérieures à celles de la République, il nous faut repousser de toutes nos forces les amalgames destructeurs qui stigmatisent les populations de culture musulmane, surreprésentées dans les classes défavorisées, et veiller à leur pleine intégration dans la vie républicaine, en renforçant la mixité sociale et scolaire, la lutte contre les discriminations racistes et en restaurant l’observatoire de la laïcité.

 

Les Grandes Thématiques

 

Les contributions des membres du collectif émanent de 300 personnes qui, parmi les 3 500 membres du collectif Une certaine idée de demain, se sont engagées dans les travaux des différents groupes thématiques  portant sur de nombreux sujets : santé, éducation, condition animale, égalité femme- homme, politique internationale, biodiversité, migrations…

Ces  contributions sont regroupées ci en grandes thématiques qui sont autant d’ambitions :  

1 - Dans un monde d’interdépendances, bâtir notre politique étrangère sur la coopération 

2 - Assurer l’égalité (page actuelle)

3 - Déverrouiller la démocratie

4 - Garantir des sécurités fondamentales à chacun·e 

5 - Construire l’économie de demain

6 - Chérir le vivant

7 - Développer une culture de la sensibilité, construire une école égalitaire et émancipatrice